Publié dans Société

Santé et planification familiale - Les efforts de l’Etat malagasy reconnus

Publié le jeudi, 11 juillet 2024

Madagascar  fait d'importants progrès dans le domaine de la santé publique. Dans son discours lors du lancement du rapport sur l'état de la population mondiale en 2024, lequel s’est déroulé à Anosy, le Président de la République, Andry Rajoelina, a souligné l'importance d'éliminer les inégalités et de tirer parti de la jeunesse comme moteur du développement. Un accent a été mis sur l'amélioration des infrastructures de santé. Avant 2019, le pays ne comptait que 116 hôpitaux opérationnels. Durant son premier mandat, 30 nouveaux hôpitaux, y compris des installations spécialisées telles que des blocs opératoires pour les chirurgies à cœur ouvert ont été construits.

Le Chef de l’Etat a également déclaré que « des citoyens en bonne santé sont essentiels pour le développement du pays », mettant en avant l'importance d'un programme de planification familiale accessible à tous pour maîtriser une rapide croissance démographique. Cette priorité s'est concrétisée par une augmentation significative de l'investissement dans la planification familiale, atteignant 2,4 milliards d'ariary en 2023, contre seulement 110 millions auparavant, comme l'a précisé le ministre de la Santé publique, le professeur Zely Randriamanantany. L'augmentation de l'investissement dans la santé et la planification familiale n'est pas seulement une question de justice sociale, mais aussi une nécessité économique. 

Ce rapport a révélé qu'un investissement de 79 milliards de dollars dans ces domaines pourrait générer des bénéfices économiques et sociaux significatifs d'ici l’année 2050. Les projections montrent que cet investissement pourrait rapporter jusqu'à 660 milliards de dollars en retour, tout en réduisant les coûts de santé et en améliorant la productivité. Les bénéfices humains sont tout aussi impressionnants. Avec cet investissement, il serait possible d'éviter des millions de grossesses non désirées, ce qui allégerait considérablement les pressions sur les systèmes de santé et les ressources familiales. De plus, cet effort pourrait prévenir un million de décès maternels et 6 millions de fausses couches, ainsi que 4 millions de décès de nouveau-nés.

Engagement international

Madagascar a été choisi pour accueillir l'événement. Le Chef de l’Etat a exprimé sa gratitude et a appelé les partenaires internationaux, notamment le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), à continuer de soutenir Madagascar dans ses efforts en matière de planification familiale et de santé maternelle et néonatale. « C'est en travaillant ensemble que nous pourrons aller de l'avant et réussir », a déclaré Lydia Zigomo, directrice régionale de l'UNFPA pour l'Afrique orientale et australe. Malgré les progrès, des défis persistent. Le Président s’est vu remettre un certificat de reconnaissance pour son leadership dans la promotion de la planification familiale comme facteur déterminant de la transformation inclusive pour tous les Malagasy.  

La Grande île et d'autres Etats insulaires en développement continuent de faire face à des inégalités d'accès aux services de santé. Selon les informations reçues lors de cet événement, « le taux de couverture des services de santé à Madagascar se situe entre 35 et 48 %. Pour l’île Maurice et les Seychelles, ce taux est estimé respectivement à 66 et 75 %. Toutefois, l'augmentation des investissements et l'amélioration des infrastructures montrent que Madagascar est déterminé à surmonter ces obstacles ».

 

Carinah Mamilalaina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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